The Zookeeper’s wife, de Niki Caro

Film basé sur une histoire vraie.

En 1939, Antonina et son mari Jan sont les heureux propriétaires d’un zoo en plein coeur de Varsovie. Le couple et leur petit garçon vouent une passion pour leurs animaux qu’ils considèrent comme des membres de leur famille. Mais bientôt, les bombardements aériens viennent s’écraser sur le Zoo, anéantissant tout ce qu’ils avaient construits. L’horreur s’accroît quand les soldats allemands s’installent sur leurs terres et que le ghetto de Varsovie voit le jour. Pour Jan et Antonina, impossible de rester en retrait sans rien faire. Ils sauveront ainsi 300 juifs emprisonnés dans ce ghetto. 

J’avoue que je n’avais jamais entendu parler de cette histoire avant de lire le résumé du roman La femme du gardien de zoo de Diane Ackerman publié chez L’Archipel et je ne savais pas du tout qu’un film en avait été tiré avant de tomber par hasard sur la bande-annonce. Ce fût donc une très bonne surprise !

Le film est vraiment très bien fait puisqu’il s’attache vraiment à décrire la vision de polonais non juifs pendant l’occupation allemande. Dans ce film on ne sait rien d’autre que ce que savent et voient les protagonistes. On ne suit pas la vie des juifs dans le ghetto, contrairement à de nombreux films, mais bien la vie à l’extérieur et le ressenti d’une famille qui aurait pu, si elle l’avait voulu, fermer les yeux et être sûre de rester à l’abri sans danger.

Le stratagème mis en place par Jan et Antonina pour berner les allemands et secourir des juifs est simple mais à tout moment ils peuvent se faire prendre et risquer leur vie. L’humanité dont ils font preuve est incroyable et je suis admirative, comme à chaque fois que j’entends parler de ces gens, anonymes ou non, qui ont tout tenté pour aider les autres.

Les décors du film sont très bons et nous embarquent directement pendant la seconde guerre mondiale, de même que les costumes. Le jeu des acteurs m’a paru excellent aussi, mais je vous recommande de le voir en VO, les voix n’étant pas terribles en VF.

C’était donc une très bonne surprise et je vous recommande chaudement de visionner ce film !

Que ceux qui ne peuvent pas mourir lèvent la main, de Elora Martin

On dit parfois qu’internet c’est le MAL absolu, qu’on peut y faire de très mauvaises rencontres. Mais on peut aussi y faire des rencontres incroyables, de celles qui se transforment en amitié et qui perdurent longtemps. C’est sur un forum que j’ai rencontré Elora (il y a presque 7 ans), nous suivions une série dont nous avions un besoin immense de réécrire des scènes entières tant le scénario tournait au grand n’importe quoi. Déjà à la lecture de ses premiers textes tout le monde était unanime pour dire qu’elle avait un talent fou pour écrire. Et puis l’envie de construire ses propres personnages et ses propres univers a pris le dessus et elle a commencé à écrire pour elle et pour quelques privilégiés. J’ai eu la chance de suivre jour après jour, chapitre après chapitre l’avancée de ses romans, les lisant au fil de l’eau ou bien à la toute fin quand le dernier point était posé. A chaque fois j’étais admirative de la qualité de ce qu’elle écrit et je le reste encore aujourd’hui !

Finalement elle a décidé de partager son nouveau-né : Que ceux qui ne peuvent pas mourir lèvent la main sur wattpad : ICI. C’était en septembre dernier. Aujourd’hui elle atteint presque 23.000 lectures et les commentaires laissés par ses lecteurs sont toujours excellents ! (je vous mets des extraits pour vous convaincre d’aller voir)

« C’est fou comme je suis heureuse quand je tombe sur des histoires aussi bien écrites que la tienne ! Je vais dévorer la suite de ce pas ! »

« C’est avec joie que je découvre ton compte et ton livre. Tu m’as totalement envoutée avec ce premier chapitre ! J’imagine tellement facilement les scènes, jusqu’à l’ambiance (j’imagine quelque chose d’assez sombre, un peu à la Van Helsing visuellement parlant avec une pointe de From Hell pour l’époque). Le caractère de Rose me plait déjà et je pense que son duo avec Gabriel va me surprendre. Ton écriture est fluide, tellement agréable à lire. Je poursuis avec plaisir en tout cas 🙂 »

« Magnifique histoire et innatendue ! Bien écrite et décrite, les protagonistes sont attachants et émouvants, Au tant par leurs émotions que pour leurs diversités, Je suis littéralement subjuguée par votre style précis et concis qui frappe au bon endroit comme l’éclair 👏 ma jolie, maintenant que je suis agréablement surprise et accro à vos écrits, Je me ferai un plaisir de lire la suite des aventures que je sais vont etres trépidantes ! Alors see you soon !!!! »

Bientôt c’est l’aventure de l’autoédition qui va commencer pour elle et j’espère très fort qu’elle sera récompensée pour son travail et que les lecteurs seront présents !

Maintenant que vous savez qu’Elora a un talent fou, il est temps de vous parler plus concrètement de Ceux qui ne peuvent pas mourir lèvent la main (titre qui a grave la classe soit dit en passant). Et quoi de mieux pour ça que de vous laisser lire le résumé officiel et regarder le petit trailer qu’elle a concocté ?

1887.

Aucun Égaré n’échappe très longtemps à Gabriel Voltz.

Ses atouts pour traquer ces créatures surnaturelles ? Un sens aigu de la provocation, de l’observation, une immortalité inexplicable et, depuis peu, une drôle de complice : rebelle, irrévérencieuse, mais surtout trop jeune pour être confrontée à ce monde de l’ombre.
Pourtant, quand La Confrérie de la Sainte-Vehme, son redoutable employeur, découvre l’existence de Rose, Gabriel n’a pas d’autre choix que de lui faire quitter Paris et d’entraîner l’adolescente sur l’une de ses enquêtes.

Dans un village isolé où des meurtres sanglants terrorisent la population, Gabriel doit faire face à la plus étrange et la plus dangereuse de ses missions.

Il se peut qu’elle révèle bien plus que le coupable…

Au programme, vous aurez donc : des bestioles qui font bien flipper, un immortel-qui-ne-sait-pas-pourquoi-il-est-immortel et qui en fera rêver plus d’une (y a qu’à voir le nombre de fans qu’il compte déjà sur wattpad), une adolescente au tempérament bien trempé qui obéit aux ordres aussi bien que mon chat, un prêtre qui se demande ce qu’il fout au milieu du duo et qui tente de sauver ce qui peut l’être, une confrérie dont vous aurez envie de décapiter tous les membres, et bien d’autres encore !

Que Ceux vous fera rire :

« -Il sait que vous êtes immortel ? Parce que ça doit tout de même pas mal perturber un cureton ce genre de bizzarerie. »

« -Puisque vous êtes réveillé, j’ai une question à vous poser.
– Pas maintenant. Dors !
S’attendant à ce genre de réponse, Rose enchaîna malgré tout : 
– Pourquoi avez-vous peur de ce prêtre ? 
Comme elle l’escomptait, la question piqua l’immortel au vif et le réveilla tout à fait. Rose sourit innocemment. « Ma fille, il n’y a pas meilleur moyen de faire réagir un homme que de taper là où ça fait mal. » lui avait inlassablement répété sa mère. « Et ce n’est pas toujours là ou l’on croit » précisait-elle parfois. L’amour-propre de Gabriel égratigné, elle avait désormais toute son attention.

Que Ceux vous fera flipper :

« Elle peina à se remettre debout. Alors qu’elle y parvenait en gémissant, un grognement sourd, à quelques mètres d’elles, déchira le silence feutré de la forêt. »

« Elle leva les yeux vers le palier du premier étage. Agathe l’épiait, debout, au milieu des marches, puis soudain elle fit volte-face et remonta pour disparaître encore une fois dans l’obscurité du premier étage. »

Que Ceux vous fera stresser aussi lors des scènes d’action et vous aurez peur pour les personnages, ou en tout cas vous devriez car avec Elora, aucun n’est à l’abri.

En espérant vous avoir donné envie de découvrir la plume d’Elora (qui doit rougir comme pas possible en lisant ces lignes), je vous invite à vous faire votre propre avis et à faire connaissance avec Gabriel, Rose et Grégoire. Et si vous êtes encore plus curieux, je vous envoie vers son blog où elle raconte pas mal d’anecdotes sur l’écriture de Que Ceux mais pas que !

#Penséedelectrice n°1 : Quand la panne de lecture s’installe…

Tout lecteur, qu’il soit très jeune, âgé, qu’il aime les thrillers ou la romance, qu’il lise sur papier ou sur liseuse connaîtra très probablement un jour la panne de lecture. Redoutée par certains, cette dernière s’insinue vicieusement, elle commence par un livre qu’on referme après seulement une trentaine de pages, se poursuit par un temps de lecture qu’on remplace par le visionnage d’une série et se termine généralement par un vide total lorsqu’on regarde les livres de nos bibliothèques.

On a envie de lire de la fantasy mais non en fait, pas de la fantasy, plutôt un bon polar. Quoique… Un contemporain serait sans doute mieux ! Un drame, fort en émotion ! Oui mais on ne veut pas se prendre la tête alors peut-être plus un bon roman de chick-lit, le genre qu’on pourrait traîner à la plage ? Et pourquoi pas entamer une série bit-lit, y a en plein les étagères ! Allez, c’est bon on s’y met, en plus on pourra enchaîner les tomes ! Eh mais on est mardi, y a le nouvel épisode de Poldark qui est sorti hier !

Voilà à quoi ressemble mon quotidien depuis début mai. Oui oui début mai, soit presque 3 mois de panne lecture. Je n’ai pas terminé un seul livre depuis 3 mois, je n’ai même pas lu la moitié d’un livre d’ailleurs, ma meilleure performance a été sur ma relecture des Royaumes du Nord où j’ai brillamment dépassé les 100 pages…

J’ai commencé mon premier emploi début Avril et je pense clairement que c’est ça qui a chamboulé mes habitudes : plus autant de temps pour lire, la fatigue intellectuelle du travail, la fatigue physique aussi puisque je vélotaffe, plein de choses en tête qui m’empêchent d’être concentrée quand je lis, tout est réuni pour m’encourager à poser mon bouquin et à lui préférer des vidéos Youtube ou des séries.

Je ne désespère pas, j’espère bien en venir à bout (vite si possible) mais pour l’instant je fais encore mes aller-retours vers mes bibliothèques et à chaque fois j’en reviens bredouille (bredouille : expression inusitée depuis 1879). Une chance tout de même, j’arrive à lire des BD et je suis toujours avec admiration les chapitres de Ceux qui ne peuvent pas mourir lèvent la main de ma copinaute et amie Elora du blog Elora Martin, auteur mais pas que que je vous invite à découvrir. Je vous en reparle d’ailleurs dans un futur article !

Et vous, avez-vous déjà vécu une panne de lecture ? Comment avez-vous réussi à vous en sortir ?

J’ai testé le livre audio avec La Fille de Brooklyn

Aujourd’hui je vous propose de vous parler de livres audio. C’est un format que j’avais déjà tenté il y a quelques années lorsque j’allais courir mais je n’avais pas du tout réussi à accrocher. Sans doute que j’étais trop concentrée sur ma course pour pouvoir écouter en même temps la voix dans mes écouteurs qui me racontait l’histoire. Sans doute aussi que j’avais choisi un titre pas assez rythmé pour être tout de suite captivée : L’ombre du vent de Carlos Ruis Zafon.

Et puis en flânant dans ma bibliothèque municipale il y a quelques semaines j’ai trouvé le livre audio de La Fille de Brooklyn de Guillaume Musso. Je ne l’avais pas encore lu et comme je sais qu’en général j’accroche très facilement à l’intrigue de ses romans j’ai pensé que c’était l’idéal pour retenter l’expérience.

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à lamer. L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :

 » Si j’avais commis le pire,
m’aimerais-tu malgré tout ?  »

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire. Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.

Cette fois pas d’écoute pendant le sport mais pendant la couture (où étrangement je n’ai pas besoin de me concentrer tant que ça, cela explique sans doute mes nombreuses bourdes d’ailleurs), dans la salle de bains et parfois avant de dormir.

Verdict : j’ai adoré ! Le roman était très rythmé donc impossible de s’ennuyer pendant l’écoute, la voix du narrateur passait très bien (bon sauf pour les voix d’enfants) et le temps d’écoute était acceptable (un peu plus de 9h). J’étais vraiment prise dans l’histoire et j’avais l’impression d’être plus proche des personnages puisque j’entendais leurs voix (à voir si j’ai toujours cette sensation avec d’autres romans).

Concernant le livre en lui-même, l’intrigue est originale bien qu’un peu tirée par les cheveux mais ce n’est pas une grande surprise avec Musso. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment un défaut puisqu’on sait très bien que ses romans sont construits de cette façon. Je l’ai tout de même préféré à Central Park dont la fin m’avait doucement fait rire et c’est avec plaisir que je lirai Un Appartement à Paris, son dernier-né !

Je pense clairement que les thrillers sont le genre idéal à écouter : le suspense est important et donne donc envie de ne pas décrocher et le rythme est en principe intense. Je vais d’ailleurs poursuivre mon expérience avec Maman a tort de Michel Bussi, en espérant que la magie opère à nouveau !

Et vous, les livres audio, vous avez déjà tenté ?

Ma note : 5/5 pour le format – 3,5/5 pour le roman

 

Les projets couture #1

J’inaugure aujourd’hui une nouvelle catégorie d’articles : les articles couture ! J’ai une machine à coudre depuis environ 4 ans et même si je couds finalement assez peu (ou en tout cas pas de façon très régulière), je prends toujours plaisir à découvrir de nouveaux patrons, coudre des vêtements et les porter (il faut avouer que c’est quand même chouette de dire « C’est moi qui l’ai fait ! » :D).

Dans « Les projets couture du moment » je vous parlerai donc de ce qui passe actuellement sous l’aiguille de ma machine à coudre et ce qui y passera dans peu de temps !

Le bermuda pour mon chéri

Mon chéri est très grand, très très grand, alors en général les bermudas du commerce lui arrivent au-dessus des genoux et sont beaucoup trop grands au niveau des hanches. Lui coudre un bermuda sur mesure était donc incontournable et après de très longs mois d’attente, je me suis enfin lancée dans sa confection. J’ai choisi le modèle « Bermuda » du livre Casual Wear Homme de Christelle Beneytout que je trouve parfait quand on veut coudre pour ces messieurs (j’ai déjà réalisé une chemise en lin qui est top !).

Autant vous dire que j’ai sué pour poser la braguette (comment un truc aussi petit peut comporter autant de pièces à assembler ?!). Un léger contretemps de boutons à pression (ces objets de l’enfer) a retardé sa finalisation mais il devrait être réglé assez vite ! On y croit ! En attendant voici le modèle original et son avancée.

Des blouses Hoya de chez Deer and Doe pour moi et pour offrir

Quand vous entrez dans le monde de la couture impossible de passer à côté de la marque de patrons Deer and Doe ! Ils font des choses hyper tendance, abordables dès qu’on commence à se lancer puisque plusieurs niveaux de couture sont proposés tout en proposant des finitions impeccables. Allez donc tester le tee-shirt plantain dans un jersey romanite de chez Tissus.net vous verrez que je ne mens pas (il est assez épais donc facile à coudre pour une première contrairement aux autres jersey bien plus extensibles et galère quand on ne maîtrise pas), au passage il est gratuit donc pas de raison de s’en priver !. C’est donc avec une joie intense que je découvre à chaque saison les nouveaux patrons. Pour le printemps/été 2017 j’ai flashé sur la blouse Hoya (mais le trench Luzerne aussi me fait de l’oeil). Deux versions sont actuellement en cours : une version pour moi dans une viscose blanche à épis et une pour offrir toujours dans une vicose mais cette fois bleue avec des feuillages écrus, toutes les deux viennent de chez Mondial Tissus. Les patrons et les tissus sont découpés, il ne reste plus qu’à assembler !

Un débardeur/chemise pour offrir

J’ai découvert par hasard le livre Dressing Chic revisite les années 70 dans ma bibliothèque et j’ai tout de suite flashé sur le modèle Débardeur ! C’est un modèle que j’ai déjà réalisé, il est simple, ultra rapide à découper puisqu’il ne comporte que 3 pièces et assez rapide à coudre (quand on ne se plante pas de sens dans l’assemblage…). Le seul défaut est qu’il comporte des fronces, c’est joli mais j’ai horreur d’en coudre !

Voilà ma première réalisation :

Pour la seconde j’ai choisi un coton bleu foncé (encore et toujours de chez Mondial Tissus). Le patron dans la nouvelle taille est découpé, il ne reste plus qu’à le tracer sur le tissu, découper le tissu, assembler et coudre (motivation !).

J’espère pouvoir terminer ça assez rapidement pour ensuite me lancer dans un projet plus important : le trench Luzerne. Une chose est sûre, ma machine à coudre va chauffer cette semaine !

Bonne soirée !

Mon meilleur ennemi, de Zulma, Orpheelin et Lowanael

Au gré de ses souvenirs, Amshet nous raconte son histoire de haine avec l’homme qui devra bien malgré elle partager son quotidien : Aidan Akh’Arbas. il est fier comme un paon, il est égoïste et il est infidèle. C’est pourtant elle qui demande à l’épouser !

J’ai découvert l’existence de cette BD grâce à Lilibouquine qui a vanté ses qualités dans une de ses vidéos sur sa chaîne YT. J’ai tout de suite été attirée par les dessins et les couleurs et par le fait qu’elle soit auto-publiée (grâce à un financement participatif sur Ulule). Car si j’ai déjà lu des romans auto-publiés, c’était une première pour une BD !

Je n’ai pas grand chose à dire de plus pour le résumé, c’est une BD (one-shot qui plus est), pas un roman donc l’intrigue est plutôt simple et il n’y a pas une multitude de péripéties. C’est peut-être ce qui pêche tout de même un peu d’ailleurs, même si le format n’est pas propice à une intrigue très développée, j’ai trouvé qu’il manquait clairement de profondeur dans certaines parties. Et que quelques pages supplémentaires à la fin n’auraient pas été du luxe, si vous avez horreur des fins ouvertes passez votre chemin car elle l’est tellement que j’étais persuadée qu’il y aurait un tome 2.

En dehors de cette rapidité très frustrante, les personnages sont bien construits, Amshet est une jeune femme forte qui refuse de redevenir la gamine qu’elle était, elle rêve de conserver son indépendance mais à presque 26 ans, son père la contraint à se marier. Adieu sa vie de célibataire, voilà qu’elle doit devenir une parfaite épouse ! Et celle de son pire ennemi en plus, l’homme qu’elle hait depuis 13 ans. Ce dernier n’est pas en reste, lui non plus n’est pas convaincu par ce mariage et ne fait aucun effort pour qu’il fonctionne. Si vous aimez les personnages masculins prétentieux et arrogants comme pas permis, Aidan devrait vous combler !

Pour moi la force de cette BD réside dans ses dessins et sa colorisation. Franchement j’ai passé de longues minutes sur chaque planche à admirer le coup de crayon d’Orpheelin, ce que je fais rarement pour une BD. L’ambiance orientale, les décors, les costumes, tout est très bien mis en scène et les personnages sont magnifiques (un gros coup de coeur pour Amshet). Par contre j’ai relevé quelques couacs (forcément, quand on analyse chaque dessin on remarque tout !), des objets qui disparaissent, des robes qui changent de couleur, des boucles d’oreilles qui changent de formes d’une planche à l’autre. De même, il y a plusieurs coquilles dans le texte avec des mots en trop ou des mots coupés. Rien de dramatique en soi mais quand même, c’est dommage car cela renvoie une impression de travail pas complètement abouti (ou en tout cas qui n’a pas été corrigé avec minutie) alors qu’il y a clairement un boulot monstrueux qui a été fait sur la BD !

Malgré ma frustration à la fin et ces quelques problèmes c’est avec plaisir que je me procurerai les prochaines BD d’Orpheelin et je vous la recommande chaudement !

Ma note : 4/5